L'Atelier de Biarritz

Véronique, Créatrice d'émotions florales. Fleuriste freelance pour "LES FLEURS BUISSONNIERES"


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Les Roses Anglaises, vous connaissez… celles de David Austin sont incontournables.

Douceur, délicatesse, beauté. Telles sont leurs principales qualités.

David Austin est un rosiériste anglais qui s’est intéressé à la culture des roses dès 1950. Il créa sa propre pépinière une quinzaine d’années après, afin de mettre en application ses recherches et de pouvoir croiser des nouvelles variétés aux rosiers « anciens » des XVIII et XIX ème siècle dont les parfums puissants et les formes variées dépassaient de loin celles des rosiers de maintenant.

Son envie : créer des rosiers » anciens modernes » .

Les rosiers « modernes »avaient certes pour eux une diversité de coloris très étendu, mais leur fleurs calibrées, avec peu de pétales, le plus souvent manquaient d’élégance. Des parfums quasiment inexistants, alors que les « anciens » disposent toujours d’une puissance que l’on pourrait presque qualifié d’aromatiques, tant ils étaient variés. Aux effluves de myrrhe, de miel, d’amande, ou poudré, acidulé, citronné… fruité, les roses « modernes » ont beaucoup à leur envier!

Une passion familiale

Depuis les année 90, David Austin (junior) le rejoins pour développer son programme d’hybridation. Plus de 150000 croisements, plus de 250000 jeunes plants germeront les années suivantes. Une nouvelle variété se crée avec patience; environ huit années sont nécessaires pour parvenir à confirmer une nouvelle rose dite « anglaise ». Chaque année se sont donc quelques naissances chez David Austin. Car peu d’élue dans ce cercle restreint. Il lui faut répondre à des critères très sévères et bien précis pour obtenir son titre de « Roses Anglaises »

Pour rentrer dans ce cercle très fermé des « Roses Anglaises »

Tout d’abord la rose doit de posséder un atout de charme au regard: de très nombreux pétales qui vont peu à peu se dérouler au fil des jours, ne laissant voir son cœur que longtemps après l’éclosion (contrairement aux églantines, proches de nos roses actuelles). En effet ses pétales s’ouvrent successivement par étapes, chacune laissant entrevoir une nouvelle série de pétales et parfois de couleurs et lui une durée de vie très longue, même en vase. En effet lorsque les premiers pétales extérieurs meurent, d’autres éclosent en laissant apparaître de plus frais, plus fringants!

7 jours d’écart entre la première, encore en bouton mais déjà ouverte et la dernière

Ses pétales colorés , légèrement fripés, tels du papier de soie le plus fin, presque transparents devront jouer avec la lumière du soleil. Leur coloris superbes du blanc le plus intense au rouge cuivré, la plupart tendent du jaune poussin au corail en passant par l‘abricot, du rose poudré au rose framboise, des coloris toujours délicats. La transparence, la fragilité apparente de leur robe, ainsi que leur parfums puissants font des « Roses Anglaises » des roses exceptionnelles.

Son feuillage aussi doit être irréprochable. D’un beau vert tendre, exempt de maladie, de trou laissant supposer que la plante est en bonne santé. Si sa tête penche légèrement sur sa tige, pas d’inquiétude, elle reprends son allure charmante de la rose de jardin.

Du jardin au vase

Toujours cultivées en Angleterre , dans la roseraie d’Albrighton, la grande famille des Rosiers Anglais de jardin compte plus de 800 variétés .

Roses anglaises, de jardin encore sur tige

« Lady of Shalott », « Gertrude Jekyll » ou encore « William Shakespeare » des noms bien anglais pour désigner ses rosiers à fleurs de jardin. Bouton rouge-orangé à grandes fleurs, rose-saumon dont l’envers nous étonne par sa couleur jaune, cramoisie devenant pourpreJaune pur au parfum de thé à la violette , les rosiers de la famille Austin parfument délicieusement les jardins de curée, les jardins ou les herbes folles ont encore leur place!

En 1992 David Austin eut la bonne idée de se lancer dans la création de variétés destinées aux vases. Cinq variétés parfument désormais nos maisons. Leur tenue en vase exceptionnel vaut assurément leur prix qui dépasse (voir du double) les roses de grandes cultures industrielles.

Mêmes qualités que leurs sœurs de jardin: leurs couleurs délicates et profondes, leurs parfums puissants,leur port gracieux, les roses anglaises que l’on trouve (ou que l’on peut commander) en France s’ouvrent aussi par étapes tout doucement pour nous donner de vraies émotions florales immenses .

Tous nos sens sont sollicités…N’hésitez pas à les découvrir, mieux vaut moins de fleurs dans un vase mais à fort potentiel émotionnel qu’un bouquet énorme sans attrait!

Une référence en matière de gravures de roses

Merci Monsieur David Austin .

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Des fleurs presque éternelles, plus vraies que nature!

Ces végétaux feuilles et fleurs, que l’on dit préservés, durables, stabilisés…Permanents!

Roses anglaises stabilisées
Photo @SecondFlor

Dans un article précédent je vous racontais un peu l’évolution des fleurs décoratives, non « fraîches » qui résistent aux outrages du temps. Des plantes et fleurs qui peuvent conserver un aspect frais et colorés même après plusieurs mois. Plusieurs sortes en lisses: artificielles, séchées ou les petites dernières dites « permanentes ». Plus exactement stabilisées.

A la vue, au toucher…elles peuvent tromper certains de nos sens. Leur procédé de conservation nous offre une apparence de fraîcheur. Hélas sans le parfum. Le spécialiste propose des effluves de roses en flacon, dont je vous en parlerai lorsque je l’aurai testé. Ces végétaux dénommés « permanents » sont le luxe suprême! Magie? Oui et non, entre la chimie et la nature des procédés « presque » naturels.

Des précisions détaillées en provenance d’un des meilleurs spécialistes de cette nouvelle technique de conservation.

 » Il est important de dissocier 2 processus de conservation végétale : La stabilisation et la préservation végétale.

La stabilisation s’opère à partir de végétaux vivants. Cette technique permet de figer la plante dans son état de fraîcheur après récolte. À contrario, la préservation de végétaux se fait à partir de végétaux séchés. Ce procédé permet de réhydrater le végétal. La stabilisation végétale est la technique la plus fiable dans le temps. Elle est aussi plus coûteuse car plus risquée.

STABILISATION PAR CAPILLARITÉ (FEUILLAGES)
C’est la technique de stabilisation originelle. Le pied de la plante encore fraîche est mis à tremper dans 5 cm de solution de stabilisation. Cette solution est à base de glycérine végétale, d’eau, de colorant alimentaire et de nutriments. La glycérine permet de retenir l’eau à l’intérieur de la plante et le colorant alimentaire permet d’obtenir la couleur souhaitée. Les nutriments servent à nourrir la plante durant le processus de stabilisation qui dure quelques jours. Après avoir absorbé cette sève de substitution, la plante ainsi stabilisée est mise à sécher durant 24h. Chaque espèce végétale à ses spécificités : La température de la solution de stabilisation, la durée d’absorption, la période de récolte ou encore les nutriments utilisés sont autant de facteurs qui assurent la réussite de stabilisation pour chaque espèce. Cette technique, considérée comme la plus noble, permet notamment l’obtention de couleurs inédites de feuillages, tout en conservant la couleur naturelle des branches et des tiges. En effet, généralement plus épaisses, elles ne laissent pas les colorants circuler jusqu’à leur surface. La stabilisation par capillarité est également utilisée pour certaines fleurs comme la statice dont il suffit de stabiliser la tige, la fleur étant naturellement sèche.

Kokédama
Également utilisable pour concevoir de vrai/faux kokédama!

STABILISATION PAR DOUBLE IMMERSION (FLEURS)
C’est la technique la plus répandue pour la stabilisation des fleurs. Les fleurs doivent être extra fraîches pour que la stabilisation soit réussie. Certaines variétés de fleurs sont idéales pour ce type de stabilisation. Cette technique consiste en deux étapes d’immersion. Le premier bain consiste à plonger la fleur durant 24h dans une solution d’alcool pur. Le but est de déshydrater la fleur tout en conservant sa forme d’origine. Lors de ce premier bain, elle perd également sa couleur d’origine. Le second bain est constitué d’alcool, de propylène-glycol, de glycérine et de colorants alimentaires. Le propylène-glycol et la glycérine, sous l’effet catalyseur de l’alcool, se chargent de réhydrater la fleur. Les colorants alimentaires lui donnent la couleur souhaitée. Les têtes de fleurs sont stabilisées sans leurs tiges car ces dernières prendraient alors la couleur de la fleur.

Hortensia stabilisés photos @SecondFlor

PRÉSERVATION PAR IMMERSION (FLEURS, MOUSSES, LICHEN)
Contrairement aux techniques de stabilisation, la préservation par immersion est pratiquée sur des végétaux séchés. Le procédé consiste à plonger la plante dans une solution de préservation à base de glycérine végétale, d’eau et de colorants alimentaires afin de la réhydrater. Cette solution doit être préalablement chauffée au delà de 40°C minimum. Le processus lui confère alors une nouvelle souplesse et la couleur souhaitée. Une fois sortie du bain, ces végétaux sont nettoyés puis séchés. Le temps de séchage peut fortement varier d’une espèce à l’autre, selon la nature plus ou moins spongieuse et/ou la porosité du végétal concerné. Cette technique, moins onéreuse et risquée, reste cependant bien moins fiable dans le temps. La qualité de conservation obtenue par cette méthode n’est pas comparable avec celles obtenues par les techniques de stabilisation. Dans le cas des mousses, cette technique est la seule fiable et valable mais demande des temps de séchage qui peuvent sensiblement augmenter les coûts de production.


Feuillages stabilisés photos @SecondFlor

Le lichen est lui immergé dans une solution saline. Cela présente l’avantage d’être non inflammable (contrairement à la glycérine) et naturellement traité contre les insectes. Par contre, il sèche en dessous de 40% d’humidité dans l’air. La stabilisation du lichen au sel permet d’en faire le végétal le plus fiable de tous les végétaux préservés.

Coussin d’alliance réalisé en végétaux stabilisés

PRÉSERVATION PAR PULVÉRISATION (MOUSSES)
Cette technique est sensiblement identique à la préservation par immersion. Elle est également utilisée sur une matière végétale sèche et souvent plate. Elle consiste à pulvériser directement sur le végétal une solution de préservation à base de glycérine végétale, d’eau et de colorants alimentaires afin de le réhydrater en surface. C’est le cas notamment pour la mousse plate et mousse boule pour laquelle ce procédé est couramment utilisé. Le processus lui confère alors une nouvelle souplesse de surface et la couleur souhaitée. Une fois pulvérisés, ces végétaux sont séchés uniquement. Le temps de séchage est ici bien plus court qu’avec une immersion totale. Cette technique est donc encore moins onéreuse et risquée que la précédente mais possède les même problématiques de fiabilité dans le temps. La qualité de conservation obtenue par cette méthode n’est pas comparable avec celles obtenues par les techniques de stabilisation.

Idéale pour créer de l’émotion floral les jours de mariage. Floraison d’accessoires pour les mariées, ses demoiselles d’honneur et le cortège. Ils deviennent de vrais bijoux floraux.

TECHNIQUES MIXTES & AVENIR
Certains végétaux peuvent être stabilisés en combinant plusieurs techniques:

-On peut par exemple concevoir de déshydrater la plante dans un bain alcoolique et la réhydrater dans un bain de glycérine chaude sans catalyseur ni propylène glycol.

-On peut également immerger un végétal frais en considérant qu’il pourra tout de même absorber la glycérine par capillarité dans le bain. Il n’est pas rare d’enchaîner une stabilisation par capillarité avec une immersion pour fiabiliser la couleur extérieure.

-On peut également assurer la tenue du végétal en stabilisant par capillarité puis donner la couleur par immersion. De nouvelles techniques de stabilisation innovantes sont en cours de développement. Certaines, comme à base de CO2 sous pression, offrent la possibilité de stabiliser de nouvelles espèces. Elles permettent surtout de réduire le temps nécessaire à la stabilisation des fleurs et des plantes.

La stabilisation végétale n’en est qu’à ses débuts. Les connaissances et les techniques dans le domaine sont en constante évolution.

Merci à l’entreprise @Second Flor » spécialiste de cette technique pour ces explications détaillées et à qui j’ai emprunté aussi certaines photos de leur site réservé aux professionnels!

Dahlia rose dragée stabilisé
photo @SecondFlor


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Fleurs fraîches, séchées, permanentes, artificielles, intemporelles, stabilisées… Vous êtes perdus!

Parfois les fleurs de belles compositions, travaillées avec talent, peuvent tromper nos perceptions. Regardez y bien de plus près.
Vraies ou fausses? Lesquelles sont naturelles?

Lorsque j’ai débuté ma carrière de fleuriste nous avions le choix d’utiliser, selon leur destination, des fleurs fraîches, des fleurs séchées (peu de variétés à cette époque) toutes deux naturelles et des fleurs « artificielles » le plus souvent en soie ou en tergal.

Bouquet classique de flerus séchées
Bouquet de fleurs séchées avec fleurs exotique

Les premières étaient destinées aux évènements familiaux: mariages, communions, baptêmes, anniversaire et enterrements... Ces fêtes de famille étaient fleurit avec de « vraies » fleurs comme disaient les clients!

Les fleurs séchées pour les petits cadeaux achetées par les personnes d’un age avancée,souvent assortis de contenants en argent, porcelaine et paniers de toutes sortes. Elles ont peu à peu désertées nos magasins, puis disparut pendant une vingtaine d’années, pour revenir en force depuis 2 ans avec des nouvelles utilisations portées par les jeunes générations (couronnes de demoiselles d’honneur, couronnes de Noël, attrapes rêves…)

Duo de couronnes en fleurs séchées

Les plantes artificielles ont envahies le marché de la production artificielle, réservées plutôt aux hall d’hôtels, aux bureaux, aux banques, aux administrations…aux terrasses et aux cimetières! Sans entretien elles offrent un cadre de verdure « trompeur » mais apaisant, un facsimilé de nature pour bureaux sombres!

Plante artificielle dans un salon

Cependant, de belles factures, aux finitions soignées, les fleurs « en soie » onéreuses ont toujours des amateurs, le plus souvent destinées à la haute couture, de très belle qualité, quasiment impossible de soupçonner (sans les toucher) que ces fleurs, feuillages, fruits, sont « faux ». Les plus beaux spécimens étaient (et sont encore souvent) découpés, façonnés, confectionnés, gaufrés, repassés, roulottés, montés, cousus de A à Z en France, entièrement à la main, pétales par pétales, feuilles par feuilles. Un travail d’ artisans de hauts niveaux qui apprécient les matières précieuses comme le pongée de soie,le shantung…et même des plumes, ne dit -on pas dans le langage commun des « fleurs en soie ». Ces fleurs et feuillages délicats trompent facilement nos perceptions premières.

chapeau de paille guirlande de pivoines
Un ensemble superbe en roses anciennes ….en soie!

Mais peu, très peu, sont encore fabriquées en France! Les Pays du continent asiatique se sont emparés du marché. C’est la mort de notre magnifique « industrie artisanale française ».

Peu, très peu, de ces fleurs somptueuses sont encore fabriquées, confectionnés dans de belles matières avec une infinie patience, un doigté précis, une immense dextérité par nos « petites mains ». L’Asie à petit à petit remplacé par des tonnes de fournitures à bas prix, nos merveilles d’antan. Les derniers magasins qui osent encore vendre des fleurs « artificielles » ne proposent que du très bas de gamme. Nos fournisseurs aussi perdent à leur tour cette diversité, de fleurs et feuillages, cette qualité bien française qui nous permettaient de proposer de belle décorations florales pérennes pour des occasions exceptionnelles! Envahit, par les produits venus de loin, nous n’avons pas gagné au change.

Fleurs artificielles d’une grande surface sans doute pas les plus vilaines.

Certes, beaucoup moins chères, les fleurs (les feuillages surtout) sont devenues moches, aux couleurs criardes ou délavées, mal finis sans aucun attrait, surtout pour nous fleuristes qui aimons les belles matières! La plupart sont vendues à l’occasion de La Toussaint pour poser sur les tombes! Avec un peu de savoir faire en sachant les choisir, elles peuvent néanmoins trouver leu place dans des décorations et accessoires à des prix raisonnables. Certes il reste quelques belles boutiques qui vendent de très belles fleurs , mais la rareté, le coût des matières et les taux horaires européens (normaux!) de cette main d’œuvre très pointue, qualifiée, amoureuse du travail bien fait, ont fait explosé les prix et quasiment aucun de nous ne peut encore acheter de ces fournitures et encore moins avoir assez de clients fortunés à qui les vendre. Ces fournitures sont désormais réservées et surtout utilisés par la haute couture ou dans certains mariages pour « donner du volume », mélangé à des fleurs naturelles, elles sont louées, servent plusieurs fois…et deviennent ainsi « rentables » à acheter.

Notre profession s’adapte en permanence, en recherche de nouvelles techniques, de nouveaux produits!

Une ère nouvelle de végétaux dits « permanents » apparaissait alors dans les années 85/90. Ni sec, ni frais, ce nouveau produit donnait une sensation de fraîcheur.

Rose éternelle, symbole de la fleur permanente

En 1988 j’ouvrais ma première boutique à Ustaritz et je m’étais prise de passion pour ces fleurs. Mes préférés, les hortensias aux couleurs sublimes allant du jaune safrané au bleu turquoise en passant par le vert émeraude. Blanc immaculé, bleu ciel, rose dragée, corail, pêche...j’étais étourdi par tant de teintes toutes plus somptueuses les unes que les autres et leur souplesse! Même chères, ces fleurs m’attirait, me donnait des idées…je créais donc avec elles!

Elles résistent au temps, mais, détestent la lumière et l’humidité! On les dit « stabilisées ». Attention, à NE pas les confondre, avec les fleurs artificielles qui elles NE sont absolument pas naturelles (en tergal, tissu plus ou moins de bonnes qualités voir en plastique!) même si certaines sont confectionnées parfois avec des matériaux « vrais ». Fleurs dont les pétales sont reconstituées en bois .

Les végétaux permanents sont eux « réalisés » à partir de vraies plantes, fleurs et petits fruits . Par immersion ou absorption d’un mélange (top secret),elles conservent ainsi leur souplesse et une sensation au toucher similaire à celui qu’ils avaient lorsqu’ils étaient encore « vraiment » vivants.

Bout de bancs bleu en hortensia et lavande blanc
Bout de banc en hortensia bleu et violet et eucalyptus stabilisé

Trente ans ont passés et je redécouvre, sous d’autres marques des produits exceptionnels! Certes je ne travaille plus de la même façon, mais je leur ai trouvé d’autres destinations! Déjà dans les années 2000 on voyaient poindre le bout des pétales de ces roses permanentes aux couleurs éclatantes, surtout pour la St Valentin; elles avaient déjà une place de choix dans ma boutique de Biarritz et celle de mes confrères! Aujourd’hui loin des 2 ou 3 couleurs proposées à l’époque (rouge, orange, blanc) il y a près de 20ans c’est aujourd’hui un festival de coloris, déclinés dans de nombreuses tailles, de nouvelles variétés. L’Hortensia toujours mais aussi des roses traditionnelles ou sauvages (plus plates), des dahlias, des mini chrysanthème délicats, des feuillages variés. Les roses sont vendues dans différentes tailles, de la mini de quelques centimètres de diamètre à une géante composée de plusieurs complices assemblées en une seule tige! L’effet est bluffant.

Peut être en avez vous vu constituant les robes de mes poupées décoratives, appelées « demoiselles« , de mes « danseuses » en tenue d’apparat ou de gymnastes à la jambe légère. L’ hortensia, lui préfère accompagner les couronnes gracieuses des cheveux des jeunes filles, de cortège ou des mariées sages! C’est aussi une façon pour ces dernières de conserver un souvenir concret de leur couronne et de leur bouquet de mariée presque éternellement!

couronne de fleurs rosée stabilisées séchées
Couronne délicate en hortensia, dahlias précieux et quelques fleurs séchées

Si ces produits sont un peu plus onéreux, ils ont le méritent de rester intacts, tant en couleur qu’au toucher; se conservent très bien à l’abri de la lumière et de l’humidité. Bien malin celui qui en voit le subterfuge!

Alors ouvrez bien les yeux, désormais. Seconde partie plus technique sur les végétaux permanents dès vendredi…à bientôt!


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Un art très nature… le « Land’ art » (1) Floral, minéral, sculptural, poétique…il est tout à la fois!

Instllation de galets en courbe sur plage land'art

Le Land’ art …L’art de faire de l’art avec ce que nous offre « Mère Nature ».

Loin du bruit, dans la forêt, dans la campagne, au milieu d’un jardin public, mais aussi dans un petit square ou au fond de votre jardin, si petit soit-il, il y a partout des petites merveilles à observer, à qui sait ouvrir les yeux en y regardant de plus près, entre les brins d’herbes, les feuilles tombées à terre, les petits cailloux. La poésie est parfois là ou on l’attends pas!

Avez vous déjà constaté comme tout nous semble identique et comme tout est différent. Si l’on pose l’un à coté de l’autre des pétales d’une même espèce florale, des feuilles tombées à terre autour d’un arbre et même les petits cailloux. Par leur taille, leur couleur, leur matière parfois, leur poids visuel selon leur teinte, leur aspect, leur toucher, leur brillance…Bref, rien n’est pareil à son « jumeau ». Tout comme les êtres vivants, il y a toujours des points qui différent, car SEULS, les éléments, les objets construits par et pour l’homme sont, peuvent être réellement IDENTIQUES, car la machine est programmé par l’homme pour cela! C’est lui qui la crée!

Le Land’ art, « l’Art Naturel » par excellence. Créer, « faire de l’art » à partir de rien…ou presque!

Tout oublier, les sens en éveils, se laisser porter par eux.

Pour « faire » du land’ art il faut tout d’abord commencer par se poser, prendre le temps de l’observation . Regarder de plus près encore. Puis laisser parler ses émotions, tout comme le jeune enfant qui « joue » je pourrais dire, qui « travaille » tant c’est important d’être en capacité de pouvoir observer le vivant autour de soi…son environnement! LUI il sait! Il sait que pour apprendre, pour grandir, pour s’enrichir il faut d’abord écouter, regarder, et encore regarder avant de faire, de construire!

Puis vient la phase ou l’imaginaire se réactive. Après avoir ouvert les yeux sur toutes les petites merveilles : graines, feuilles, baies, fleurs, cailloux, écorces, mousse, lichen, terre, grain de sable de grosseurs différentes, de couleurs variées, plus que l’on ne pensait, on peut enfin débuter sa cueillette. Comparer et récolter ce qui nous semble intéressant …et surtout pas plus, juste ce qu’il nous faut!

Glaner est une activité que j’apprécie infiniment et que je pratique depuis toujours. Un inconvénient pour qui vit en ville et n’a pas de garage:-) De tout temps comme Monsieur Jourdain et sa prose, j’ai fait de « l’art » sans le savoir. Toujours les yeux ouverts sur ce qui m’entourait. Même en ville il pousse des brins d’herbes qui ont leur particularité. Des fleurs de couleurs, de formes parfois dignes d’être admirées de plus près.

Phase créative

Donc nous voilà avec des richesses pleins notre panier d’osier, notre cagette (récupérée)ou notre sac à dos… Il s’agit maintenant de trouver un endroit ou faire naître, notre création.

Naturellement, nous allons vers le sol, comme le petit enfant qui s’assoit en tailleur (et sans douleur!) en regroupant des choses, des objets parfois hétéroclites autour de lui…pour jouer, s’inventer une maison avec un draps, une chaise renversée.

Nous, qui sommes « plus grands », l’éducation est passée par là, nous a formaté sur ce qui est beau ou pas, donc nous tenterons sans aucun doute de « faire de l’art », de créer un dessin, une forme, un panneau, une sculpture, un assemblage le plus « beau » possible. Soit. Au sol, le plus souvent. Mais pourquoi ne pas imaginer d’habiller le creux d’un arbre? D’empiler des pierres, des écorces harmonieusement? De fabriquer, d’accrocher une forme géométrique poétique, telle la toile d’une araignée entre 2 branches, comme une dentelle de feuillage, de branches, de lianes peut être, de fleurs pourquoi pas? Contrairement à l‘art floral qui utilise essentiellement des végétaux de production, hélas, le Land’ art est à l’opposé! Pas d’achat de fleurs, de plantes, de feuillages, de poteries, de vases, pas de sécateur (en principe) juste besoin de ses mains et de laisser parler ses émotions.

Prendre du recul!

Notre ouvrage est maintenant terminé. Seuls les animaux de la forêt, les insectes, les oiseaux… vont désormais en profiter, car c’est là parfois un crève -cœur, il nous faut abandonner notre œuvre aux éléments. Le Land’ art est un art essentiellement « Ephémère », un peu comme une performance. La durée de vie de notre chef d’œuvre s’étale plus ou moins dans le temps selon les éléments qui le compose et le lieu ou il à poussé. Et c’est la ce qui caractérise particulièrement cet art, il ne peut s’acheter (ou presque!) Les plus authentiques ne sont construits que pour quelques heures, quelques jours parfois, une saison au mieux! Alors ne pas oublier d’immortaliser notre sujet sous tous les angles, de lui tirer le portrait. Le photographier.

De grands artistes trop souvent méconnus.

Les plus grands maîtres du Land’ art, comme Andy Goldsworthy ou Jim Denevan par exemple, réfléchissent, eux, longtemps à l’avance, perfectionnent sans cesse leur art pour finaliser en quelques heures leurs œuvres, pour monter, dessiner, sculpter, assembler des chef d’œuvres, qu’ils savent être non pérennes, possiblement détruits en quelques minutes ou quelques heures à peine…presque toujours éphémères!

Les travaux d‘Andy Goldsworthy s’intègrent dans tous les biotopes: aquatique, forêt, campagne, et même sur de sols gelées. Dans l‘eau, il assemble des branchages, construit des modules géométriques pour donner l’illusion d’une seconde forme grâce à son reflet . Dans les près, les campagnes il empile d’énormes quantités de pierre, de bois, savamment emboitées en une forme très pure, très lisse … l’Oeuf!

Jim Denevan(ou encore Sam Doulgados sur la Côte Basque, vu sur les plages de #Biarritz) trace infatigablement, avec une infinie patience, mais sans espoir de possession, des cercles, des lignes, des dessins savamment calculés sur les plages de sables fin, que le mer efface inexorablement la marée suivante!

Je crois que vous aurez compris que le Land’ art est une forme d’art qui me plait!

Vous souhaitez en savoir davantage, vous y essayer peut être, vous aussi? N’hésitez pas à laisser un commentaire, vos coordonnées ou me contacter si vous avez des questions, des suggestions à latelierdebiarritz@gmail.com ou lesfleursbuissonnieres@gmail.com. Artisan #Fleuriste_freelance, j’organise dans différents lieux, pour des petits groupes (de préférence) des découvertes en famille ou entre amis, pour petits et grands, de cet ART, si proche de la nature! A bientôt Véronique

Land’art de sable


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La reine du Printemps…La pivoine

Parfumée, ronde, délicate, éphémère, belle…Féminine. Une fleur parfaite!

Bouquet de mariée en pivoines duchesse

La fleur préférée des Français, après la rose!

Les pivoines sont très souvent associées à la féminité. Nous les percevons, les décrivons le plus souvent comme discrètes, fragiles, douces, tout en rondeur, en délicatesse, parfumées…Bref, féminine! Nous aimons tous les roses, la pivoine est la seconde préférence dans la liste des fleurs favorites des Français. Très prisées pour la fête des mères, les mariées en raffolent, aussi! Les jardiniers, le savent, elle est parfois difficile à prendre racine, à s’installer. Il lui faut du temps et même un certain temps avant qu’elle ne fleurisse. Tout comme elle n’aime pas déménager lorsque son pied à trouvé sa place au soleil. Alors, seulement elle consent à nous offrir ses plus somptueuses fleurs, nous proposer à respirer les parfums enivrants qui émanent des centaines de pétales, qui forme sa corolle.
Il existe trois sortes de plants de pivoines: les arbustives, les herbacés et la pivoine « Ltoh » hybride des deux précédentes. Croisement plus florifère et moins fragile que ces cousines, donnant des floraisons aussi plus abondantes pour la plus grande joie des fleuristes ! Elles font partie de nos bouquets de fête des mères, de communion, de nos compositions florales de mariages au printemps. ,Les plus répandues sous nos climats, plus faciles à fleurir aussi sont les pivoines dites « herbacées », car plus rustiques, à fleurs simples de peu d’ampleur. Mais avec des croisements nous pouvons admirer aujourd’hui, dans les jardins, aussi, certaines variétés aux pétales plus nombreux, aux fleurs charnues. Dans votre jardin n’hésitez pas à lui offrir une exposition ensoleillée et une terre bien drainée, sans excès d’eau . Leur coloris va du blanc le plus pur au carmin le plus profond, en passant par des roses tendres et des fuchsia intenses, des saumons et des teintes corail subtiles (couleur de l’été 2019) et même des jaune paille.
Arc en ciel de pivoines...nombreuses variétés et couleurs

Saison des mariages, le printemps lui fait honneur .

Bien que son besoin en eau, sa taille et son poids ne facilitent pas le petit bouquet rond délicats, des mariées, la pivoine se place en tête des fleurs souhaitées dans les décorations de mariage. Nulle ne peut résister à ses effluves, une « Madeleine » de nombreuses femmes! Ses parfums enivrent la mariée, ses demoiselles d’honneur , les dames du cortège aussi!
chapeau de paille guirlande de pivoines

« Péon »…Un dieu grec guérisseur.

La pivoine, plante médicinale depuis des siècles, semble être une grande voyageuse !

En Grèce antique, le Dieu » Péon » avait sa place parmi les Dieux guérisseurs de plaies de guerre. Hippocrate prescrivait de boire des graines de pivoines pilées dans du vin pour soulager les « maux  » de femmes! Dans l’Antiquité chinoise elle était utilisée,toujours pour la médecine dédiée aux femmes. On lui prêtait des vertus pour enrichir le sang, consolider le Ying, pour réguler le foie et …calmer les douleurs féminines. En Europe on trouve des traces de ses qualités de guérisseuse au XIX ème siècle, encore une fois autour des malaises, des maux et douleurs féminines. Elle à donc de nombreuses « cordes à son arc »…tout comme nous les femmes . Aujourd’hui encore, nous, fleuristes savons en utiliser, sublimer leur robe pour habiller, aussi, nos poupées décoratives! L’un d’entre eux excelle dans cette technique @Luc Bartlet dont vous pouvez admirer le travail ci dessous.
Poupée en pétales de fleur de pivoine.   Admirez son chapeau et son jupon! Les peintres eux aussi ont toujours été séduits par ses teintes subtiles et leurs pétales qui captent si bien la lumière.Pour ma part, j’aime à en capturer aussi les couleurs, les formes en les rendant permanentes voir éternelles…sur mes tableaux! Si vous avez appréciez mon article, n’hésitez pas à commenter, à m’écrire aussi.
Vous pouvez également me suivre sur les réseaux sociaux: Facebook , Pinterest et Instagram Officiellement installée…depuis le 1er avril, NON, ce n’est pas un poisson d’avril, plutôt un clin d’œil à mon parcours de vie professionnelle! J’exerce donc désormais en tant qu’Artisan fleuriste freelance sous le jolie nom de « Les Fleurs Buissonnières« . lesfleursbuissonnieres@gmail.com
Bouquet de pivoines en boite étanche
Et Hop c’est dans la boîte! Bouquet rond avec pivoine dans sa boite de transport.
A très vite Véronique « Créatrice d’émotions florales »


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Un symbole joyeux !

La jonquille du bouton à la floraison

Un choix judicieux…Émotion garantie.

La #jonquille #jaune à été choisit pour fêter nos grand- mères dans les années 80!

Sa trompette en une nuit, perce la fine membrane qui la maintenait au sec. Quelle plaisir de voir surgir ces taches de différents jaunes émergeant des feuilles vertes, à peine plus haut que les bulbes à enfoui pour profiter du froid et laisser reposer la plante. Presque toutes ensemble, leur couleurs joyeuses explosent comme autant de petit soleil dans les #jardins, à l’orée des bois, sur le flan des montagnes, on en croise souvent en randonnant dans la fraîcheur ensoleillé de fin d’hiver ! Quelle privilège de respirer leurs délicieux parfums, un peu suave, sucrée et frais à la fois. Blanche ou jaune, leurs effluves diffèrent. Celui du narcisse blanc, à coupe plate, parfois entête; quelques uns parsemés dans une brassée trompettes dorées suffisent à embaumer une pièce!

Différentes et pourtant de la même famille, celle des Amaryllidaceae, l’une pousse entre les cailloux à flan de montagne presque sans feuillage, l’autre jaillit d’une touffe garnie de feuilles nombreuses dans les forêts, au bords des chemins, au milieu des prairies et sur les platebande de nos jardins !

Autrefois (plus de 25ans!) la jonquille, le #daffodil en anglais (j’adore le son de ce mot qui claque et chante à la fois!) était considérée comme une « fleurette » des champs, son prix restait minime (tout comme le mimosa). Lorsqu’elle n’était pas cueilli mais bien, achetée pour faire un cadeau, la jonquille, ou plus précisément le narcisse à longue trompette restait encore à la portée de toutes les bourses. Mais voilà l’industrie horticole et ses ingénieurs agronomes nous ont crées des variétés, certes « extra » ordinaires, toujours plus grosses, fortement colorées, doubles, triples, géantes..comparées à leurs cousines des champs, tant l’importance de leur corolle est grosse… Mais hélas leur durée de vie n’a pas doublé !

Différentes couleurs et formes de jonquilles.

TRUCS: Peu d’eau dans leur vase, les tiges charnues sont gorgées d’eau et d’un liquide sirupeux . Afin de bien conserver vos narcisses/jonquilles, n’oubliez pas de changer l’eau tous les jours! Sans omettre de leur faire prendre le frais la nuit afin de prolonger leur durée de vie! Fleurs d’hiver elles n’apprécient pas autant que vous le confort du chauffage!

Fêtons nos grand mères…

Qu’elles soient appelées amatxi, mamie, grand -mère, « bibise » (le nom que je donnais petite fille à ma grand mère), granny, mamita, voir encore mémé, qu’elle soit mamie gâteaux ou mamie tricot, mamie cinéma, mamie sportive, jardinière, voyageuse ou juste une tendre et complice mamie..les grands-mères d’aujourd’hui sont actives, branchées et certaines même très connectées mais leur tendresse et les émotions qu’elles savent nous offrir n’ont pas changées..
Finies les grand-mères postées des heures durant devant les fourneaux !
Désormais elles affichent et revendiquent leur place à part entière dans la société et elles se mettent aussi sur le devant de la scène. Font du théâtre, du jogging, du Pilate, du yoga, de la randonnée…
Gardienne de nos lignées, ce sont elles qui reste quand même le repère familial, le solide tronc d’un arbre à la généalogie de plus en plus complexe dans les familles recomposées.
Le cadeau floral à leur faire se doit d’être à leur image : dynamique, moderne mais également tendre et généreuse comme le sont également nos chères grand-mères. Mais les fleurs toujours aussi présentes…Elles sont et resterons le reflet, les messagères de nos sentiments, de nos émotions tendres!

De la triple trompette aux couleur du soleil de nos jonquilles européennes, aux pétales immaculés quasi inexistants de la jonquille du Pérou…La nature n’a pas fini de nous ravir!

Nous pourrons donc les fêter le dimanche 3 mars ! Il ne vous reste plus qu’à faire votre choix!

Narcisse Jonquille (Wikipedia)

N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire, à partager, à m’écrire latelierdebiarritz@gmail.com pour me raconter une histoire autour de cette fleur qui ne laisse personne indifférent!

Kokédama


Fouillis créatif!

Chacun sa façon de concevoir, de définir, de voir, de vivre, ce que l’on nomme: le « fouillis »!

Les jardiniers connaissent bien ce terme de « fouillis » presque assimilé à de la friche, lorsqu’on parle de «  Jardin à l’anglaise « qui semblent être laissés constamment dans un apparent désordre,en réalité c’est son ordre, chacune des plantes y trouve son petit coin , à son rythme, selon son envie ou pas de grimper plus haut, de ramper, de conquérir ou pas un nouvel espace!

Jardin fouillis angalis
Jardin Anglais

Effectivement à l’opposé totale d’un jardin dit : »à la Française. »

Jardin bien rangé, bien taillé dit  A la française
Tout est en ligne, rien de dépasse!

Les grands créatifs, les artistes, les écrivains… n’ont pas pour habitude de passer du temps à ranger, au contraire! Un écrivain à qui on penserait rendre service en rangeant son bureau deviendrait sans doute hystérique. Ses feuilles, ses morceaux de papiers, ses petites notes déposées sur sa table de travail, sont posés dans un tas précis qui ne peut être modifié sans remettre en cause le fil des idées de l’auteur. C’est son ordre à lui!

Le fouillis, le désordre, le bazar, pour certain cela parait insurmontable à vivre! Pour d’autres pas de créativité sans un certain désordre…Mais bien organisé! Chaque chose est retrouvée (plus ou moins ) rapidement c’est vrai! Chaque livre, chaque vêtement « classé » dans un ordre qui nous est propre…Et pour la majorité des personnes frappées par cette « désorganisation » perpétuelle , il n’en peut être autrement…c’est notre rangement à nous !

Un désordre n’est parfois qu’apparent.. l’artiste qui à peint ce triptyque à soigneusement déterminé l’emplacement de chaque petit monstre.

Je crois bien être de celles qui passent leur vie à « ranger » sans doute une répercussion de mon éducation, j’ai lutté longtemps avant de trouver un juste équilibre! Mais avec des idées peins la tête, tout peut servir et doit rester plus ou moins à portée de vue. Il y encore de la place dans mon désordre ambiant…. La maison reste vivante, les meubles, les objets, les plantes bougent selon les saisons, la lumière, selon mes envies ou besoins de mouvement. Les objets n’ont pas une place déterminés…à vie, ils peuvent voyager d’une pièce à l’autre, disparaître quelques mois, des années et réapparaître…quel bonheur!

Rien de plus triste pour moi que de voir des lieux « de vie » impeccablement rangés, sans aucun désordre, comme figés, des appartements ressemblants à des plaquette d’agences immobilières, des maisons « musées » sans fantaisie aucune ou chaque chose à UNE place bien déterminée sans pouvoir l’en déplacer (si, si j’en connais) C’est de l’ ORDRE…afin de respecter LA photo, l’idée que l’on se fait (que l’on DOIT se faire) d’une maison moderne!

Pour ma part je suis persuadée que le désordre permet d’être, pour certains plus créatif…sortes de chaos d’où émergent des idées! Mais je ne peux qu’admettre que moi, comme vous sans doute qui me lisait, conservons trop de choses inutiles (quoique que:-):-) ça peut toujours servir!!!)

Parfois, il n’ai pas simple, voir imprudent, d’occuper tout l’espace sans mettre en péril la vie en communauté! Si chacun s’étale, embarrasse le lieu de vie, il deviendra vite impossible de bouger, de vivre normalement.

Certaines personnes sont mal à l’aise de se retrouver ainsi entouré de « bazar »! Mais, j’ai connu aussi des personnes (2 hommes, d’age et de conditions sociales très différentes qui ne pouvaient simplement pas ranger, ni trier, ni jeter! Paniqué à l’idée de se séparer d’un bocal ou d’une vieille à chaussures vide, de plusieurs transistors qui ne fonctionnaient plus, au fond du garage, enfoui sous des tonnes de trucs cassés et même dans leur conditionnement d’origine! Et qui, rien qu’ à l’idée de donner de vieux bouquins tout fripés, jaunis, sales, partiellement grignotés par de charmantes souris,ou envisager donner ou jeter un vêtement inutilisable pour eux (troués, tachés, ou assurément devenus bien trop petits…) rendaient ronchons voir très désagréables lorsque j’évoquais du bout des lèvres, la direction de la poubelle!

Chacun son T O C!

Kokedama , plante entourée de mousse sur un cosse de bois comme support
Kokedama, simplement beau !

Moi ce sont les »récoltes » en provenance de la nature destinées à faire des collages, des structures, des contenants différents en entier ou en morceaux que je « collectionne et finissent à faire « un peu de fouillis : branches tordues, pommes de pins de différentes formes ou tailles, les écorces de bouleau, pin et platane, les papiers récupérés avec des impressions ou des matières intéressantes, ceux de soie que j’achetais dans toutes les teintes possibles pour les assortir à mes fleurs, mes compositions, mes décorations de toutes sortes! Sans parler des cosses de légumineuses de modèles contrastées, incurvées ou plates, géantes ou naines…ou les cailloux et galets de toutes tailles!

Voilà vous connaissez , désormais une de mes « failles » qui enrichie en permanence mon lieu de travail mais aussi ma maison!

Ma grand mère me disait que son grand père était déjà un grand « récolteurs » de collections inutiles! Il avait pris comme habitude de ranger soigneusement ses boites, les plus petites dans les moyennes et ensuite ces dernières dans de plus importantes et,il écrivait soigneusement dessus la plus grosse: « Petites boîtes ne pouvant servie …à rien!

Belle journée à vous qui avait mis, pour un temps, de coté votre activité (peut être de rangement) pour me lire! A bientôt