L'Atelier de Biarritz

Véronique Créatrice d'émotions florales. Fleuriste freelance pour "LES FLEURS BUISSONNIERES"


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Ikébana. L’Art floral japonais (2)

« Fleurs Vivantes » est la traduction du mot IKEBANA, ce terme désigne aussi l’art floral nippon, plusieurs fois centenaire.

Ikébana moderne

« Un moment mystérieux est celui où on a le sentiment que les éléments voulaient être arrangés d’une certaine manière et pas d’une autre…Qu’il s’agisse de mots, de signes de ponctuation, de fragments de phrases, de #fleurs, de #mousses ou de #branches; ou encore de notes de musique, de plans colorés ou de coups de pinceau, la déclaration d’un ensemble paraît lui venir du dedans, parcourir le tout en équilibre instable et revenir au détail pour le faire vibrer. Lui et lui seul. Aucune différence, donc, entre l’#art_floral, celui de la poésie ou de la peinture. C’est la même chose de réussir un #bouquet ou un . Échelles d’espaces. Rythmes des volumes. Jaillissement du temps ». Extrait de la préface de Philippe Sollers pour le livre «  l’Ikébana  » de Martine Clément aux éditions Denoël.

L’art de Faire vivre les #fleurs, c’est aussi l’art de leur donner une seconde #vie.

Plus qu’un art, l’Ikébana fait partie de la vie des Japonais, même s’il est d’origine chinoise, plus particulièrement Boudhiste.

Chaque foyer possède un « Tokonoma », une sorte d’alcôve ou l’on expose le bouquet de saison: un « Ikébana ». Cette petit niche se situe dans la pièce principale, dédiée au culte de Bouddha. L’invité de la maison sera toujours placé face au Tokonoma pour lui faire honneur! Y sont rassemblés dans une même composition, dans un simple bouquet, les trilogies sacrées près de Bouddha.

Bouquet de style chabana au centre du Tokonoma

« Une ligne est un symbole. Deux lignes sont l’harmonie. Trois sont l’image de l’accomplissement. « 

Le #Japon à reçut de la Chine au fil des siècles, par les marchands, les marins, les moines lettrés une grande partie de sa culture, de ses richesses : épices, soieries, métaux précieux, porcelaine, laques….. En même temps que ces apports matérielles, le Japon découvrit aussi son écriture par idéogrammes, sa religion par Bouddha, son art par les fleurs: l‘Ikébana.

Rivalité d’écoles durant 3 siècles

Le « rikka »

L’école « Ikenobo » semble être la plus ancienne. Ses moines maintiennent cet art sacré d’offrandes de fleurs à Bouddha, sans presque de changement depuis sept siècles. Son grand maître Ikenobô Senki en conçut les premières règles en 1462, des arrangements nommés : #rikka » (fleurs dressées). Véritable doctrine complexe ou longueur et position des 7 à 9 lignes et fleur précise qui le charpente ont des places déterminée, le tout formant un sens symbolique très défini.

Le « nageire »

Démocratisation de « l’art floral »?

Sans doute, car l’Ikébana se renouvelle entre le milieu du 14 ème et celui 16 ème siècle. Il commence à se concevoir comme un art en soi et non plus réservé aux moines. Les règles des bouquets se « simplifient » encore, un nouveau style apparait: le #nageire. Plus spontané, les fleurs y sont disposées de façon plus naturelles.

Le « chabana » ou « Fleur pour le thé »

La tendance est à la simplification de l’art floral au début du 17eme siècle. La cérémonie du thé, venue elle aussi de Chine, influence notamment l’art floral qui le conduit au dépouillement et lui impose une certaine sobriété.

« La chambre de thé » est vide, de couleur sobre, assortie à la paille de riz des tatamis, nattes épaisses à bordures nettes et franches en toile noire » Les bouquets de style « chabana » que l’on pourrait traduire par « Fleur de thé » doivent désormais être petits afin de trouver leur place dans l’alcôve le « Tokonoma ». Un petit ensemble composé d’une fleur, un feuillage dans un vase, d’un « haïku » ce petit poème extrêmement bref visant à dire et célébrer l’évanescence des choses, graphié sur rouleau de papier (Kakémono), le tout en accord avec la saison. Le summum du raffinement à la japonaise.

« La richesse est dans le regard…dans l’intention ».

C’est la naissance d’une extrême sobriété. Tout l’art de l’Ikébana consiste à dépouiller les branches pour apurer les lignes, pour parvenir à l’équilibre esthétique, tout comme le « haïku » ce petit poème qui rythme les saisons dont les plus lettrés doivent savoir en improviser en toutes circonstances. Minimaliste!. Juste trois vers pas plus, pour dépeindre la nature ou une scène quotidienne; les fleurs y sont toujours présentes!

Dans une seconde partie je continuerai ma présentation de ce courant #floral japonais si raffiné avec deux styles très répandus, plus connu aujourd’hui : le #shôka et le #moribana Mais déjà vous avez un aperçu de plusieurs écoles de cet art floral millénaire.

Photo d’un Ikebana moderne sur le livre de Martine Clément

Lequel préférez vous?

Je vous propose d’en découvrir quelques notions, dès la rentrée en petits groupes de 4 à 6 personnes lors d‘#ateliers qui se déroulerons à #Biarritz. Si vous souhaitez en être informé(e) abonnez vous à mon blog. Vous pouvez encore participer à mon questionnaire (7mn) autour de la création d’ateliers d’art floral », si certains sont déjà programmés…votre avis m’intéresse, merci d’avance.

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Véronique, « Créatrice d’émotions florales »