L'Atelier de Biarritz

Véronique Créatrice d'émotions florales. Fleuriste freelance pour "LES FLEURS BUISSONNIERES"


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Un jardin sans herbe, sans fleur!

Bientôt des plantes…en cailloux !

Le Square « Pauline Carton », au cœur de Biarritz en manque de nature.

Depuis 6 ans, j’ai la chance d’avoir des #arbres sous mes fenêtres. En plein cœur de la ville de #Biarritz, je me rends compte de l’avantage que me procure ce #jardin. Les platanes, les érables m’offrent chaque jour un peu de leur chlorophylle!

Depuis un peu moins d’un an les plantes, les arbres, l’herbe rare, les arbustes sont maltraités! Les haies sont massacrées, les arbustes coupés n’importe comment et le sol récuré, raviné afin d’en ôter la moindre pousse d’herbe sauvage! Seuls les cailloux résistent aux traitements des employés des jardins. Ont ils des ordres? Ou sont ils justes incompétents?

La Mairie prend-elle conscience de l’importance de cette petite goutte #verte dans un quartier ou les arbres sont devenus rares après la construction d’un immeuble (un paquebot devrais je dire!!!!) immense en lieu et place d’un espace vert aux arbres centenaires! Le béton remplace de plus en plus la nature! Rentabilité oblige, bien sur!

Arbustes et arbres ….IL y a du choix!

Mais alors ne serait il pas judicieux de protéger les petits ilots de verdure restant? D’en varier aussi les essences au lieu d’en réduire au maximum les variétés d’arbres et d’arbustes afin de les protéger des maladies (la Permaculture à fait ses preuves!) Et pour le plaisir de tous! Pour les solitaires qui aiment lire tranquille, les employés contrains de prendre leur pause déjeuner en ville au lieu de rentrer chez eux. Un moment de détente indispensable assis au calme à la fraîcheur des feuillages.

Pour les personnes âgées nombreuses qui viennent y refaire le monde en se réchauffant à la tiédeur des fin d’après midi accompagnés de leur compagnon à 4 pattes:)

Dans un pays ou les animaux familiers sont de plus en plus nombreux l’accès de tout espace public (plage, parc…) leur ai interdit! L’éducation veut que l’on ramasse ce qui pourrait tomber du derrière de son animal…Normal! Mais pourquoi leur interdire l’accès? Salissent ils davantage que les hommes? Polluent ils plus que les mégots abandonnés par les nombreux fumeurs peu scrupuleux!

Alors, « mon  » jardin devient le repaire de jeunes qui s’y réfugient pour « fumer » des substances « illicites » (malgré nos appels au commissariat) laissant aussi trainer leur vieux mégots, canettes, carton de pizza et divaguer leurs jeunes chiens bruyants grignoter le bois des bancs avec leur jeunes crocs acérés et faire leur crottes partout sans surveillance… tous les soirs!!

Au jardin, seuls les #enfants devraient ils être admis… Mais sur un gazon artificiel rouge! (même principe que le poisson carré:) Des cailloux, des graviers, de la #terre pauvre, sèche sans vie, tout autour des jeux mis à la disposition des petits Un toboggan, un petit cheval à bascule et une sorte de balançoire, rien de bien folichon. L’air de jeux en pleine nature n’est qu’un vain mot…sans doute inconnus de nos élus. Seuls petits jeux dans mon quartier et pourtant il y a des écoles maternelles autour….donc des enfants!

Il est vrai que leurs parents préfèrent sans doute s’expatrier ailleurs qu’à Biarritz, dans des communes plus accueillantes, faute d’appartement à prix « convenable » car moins leur clientèle est moins rentables et moins représentatives que les riches et célèbres visiteurs pourtant très occasionnels du mois d’aout.

« Jardin public »… il est donc un peu à nous aussi!

Un beau jardin….Mais pas à Biarritz!

A nous donc de lui redonner vie! De prendre les choses en main aussi, attendre et se lamenter, ne servira à rien. C’est un peu notre envie, notre idée!

Sur la demande de mes voisins, j’ai accepté d’animer quelques temps un #atelier autour de la #nature, du #jardinage, pour les petits voisins de « mon » #jardin, sans #herbe, sans #fleurs…presque sans vie.

land'art carré de minéral et végétaux
Petit Mandala réalisé par des enfants

Je vous propose 1 atelier découverte le 18 septembre. Le 25 je ne pourrais assurer l’atelier, je serais à BAB 2 en démonstration d’art floral japonais: IKEBANA de 14h à 18h

Ouvert à tous, l‘#atelier_nature aura lieu les #mercredi après midi. Premier le 18 septembre à 17h après le gouter. Tant que les jours sont longs et encore chauds.

En octobre je le proposerai plus tôt vers 16h! Le gouter sera inclus dans l’atelier et pris avant l’activité. Je recherche un lieu proche, suivant le nombre inscrits:) et je vous en reparlerai:)

Pour toutes informations, questions n’hésitez pas à me joindre par mail sur ma page contact ou par téléphone au 0608039686 (numéro masqué rejeté!) Soyez curieux…Suivez moi aussi sur les réseaux Instagram, Facebook et Pinterest!

Au plaisir de vous rencontrer de vous fleurir! Véronique, créatrice d’émotions florales.


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La rentrée florale de l’hortensia.

Hortensia blanc en pot

Les vacances terminées, l’heure de la rentrée à sonné. Les décorations florales d’hiver se préparent maintenant!

Petits et grands allons reprendre le cours de nos vies professionnelles. Les écoliers pensent déjà à leur nouveau cartable, à retrouver leurs copains, les plus grands rêvent déjà aux prochaines vacances, les animaux, eux débutent leurs réserves hivernales pour supporter les restrictions hivernales et le froid!

Le longs des routes, dans les parcs publics, au cœur des #jardins les platanes perdent déjà leur #feuillage abondant, celui même qui nous a préservé, avec générosité, des grosses chaleurs de l’été. Les rosiers se dépêchent de sortir leurs dernières tiges rougies de soleil et d’ouvrir leurs ultimes boutons, les rares framboises rescapées des moineaux, murissent aux rayons tièdes du soleil qui décline lui aussi chaque jour un peu plus.!

Land'art chemin de feuilles
Land’art …Spirale de feuillage

C’est une saison douce, #colorée riches en parfums, qui s’ouvre à nous. Bientôt l’#automne, ma préférée. Celle ou les jardiniers vont avoir du pain sur la planche,: couper du #bois, ramasser les #feuilles tailler certains arbustes, #planter les bulbes printaniers. Du matin au soir, ils vont profiter de la #nature, vidés des touristes, des vacanciers qui s’étalaient sur les parcelles d’herbes fraîches de nos espaces #verts publics, les jardins leur appartiennent tout entier enfin à nouveau!

Le temps de récolter et de rassembler les derniers végétaux à sécher comme les #hortensias, les #tournesols, les épis de maïs, certains #feuillages aux couleurs attrayantes avant que le vent, la pluie ne les détériorent.

Tailler ou pas le feuillage de l’hortensia en fin d’été, deux écoles, chacune à ses raisons!

Hortensia ros vif
Hortensia

Ma grand mère préconisait de conserver le #feuillage sur les tiges jusqu’à l’apparition des premiers #bourgeons au printemps, pour « protéger » la #plante des risques de froid. Puis de tailler au 2/3 aux beaux jours à la remontée de sève.

Certains jardiniers, eux préfèrent au contraire, tailler court à l’automne, puis une seconde fois au printemps ce qui permet à la plante de garder sa vitalité pour faire de nombreuses #fleurs!

Je n’ai pas d’avis. Mais ce qui est certain c’est que si vous souhaitez des massifs d’ hortensia hauts, la première solution est plus plausible. Votre hortensia se garnira plus en feuillage qu’en fleurs. Mais c’est beau aussi les #feuilles, moins gourmands en eau, si vous partez souvent les week-end, l’été!

Des fleurs faciles à conserver.

C’est le moment pour couper et faire sécher avec soin les fleurs et feuillages que vous souhaitez conserver jusqu’au printemps prochain: #hortensias, Echinops, nos #chardons surnommés aussi « oursins » des près ou hérisson végétal!!), les achillées, et les #cynorhodons cueillis bien secs (fruits des #rosiers) sans oublier la #lavande..afin d’en préserver un maximum de couleurs, de parfums, surtout pour cette dernière.

Indispensable cueillette avant que les pluies de l’automne n’assombrissent, ne tachent, ne rouillent les pétales de couleurs vives, ne réduisent, au mieux à de la dentelle (des merveilles parfois) au pire à une fibre gélatineuse qui se délite sous les doigts.. Il est donc préférable de couper les plus belles têtes d’hortensia (et autres végétaux) et de les faire sécher avec soin, le plus rapidement possible dès que vous commencez à apercevoir des pétales brunis! Vite demain il sera peut être trop tard!

Séchage indispensable des fleurs d’hortensia, pour en profiter jusqu’à la prochaine floraison.

Couronne d'hortensia sechés
Couronne murale de fleurs séchées d’hortensia

Les variétés à #fleurs roses aux pétales épais ainsi que les têtes #bleues bien vives sèchent bien. Les couleurs pastels, les têtes blanches beaucoup moins, ayant tendance faner voir à roussir ,

Vers la mi-septembre, au plus tard, c’est la fin de floraison, la période ou la nature se met au repos, et où la sève à commencé à descendre. Entreprenez votre « bricolage floral avant les périodes de pluies automnales qui abiment les pétales se gorgeant d’eau! Afin de garder la splendeur de vos bouquets d’hortensia je vous conseille donc d’en couper les plus belles inflorescences, d’en ôter toutes les feuilles des tiges vertes ou en bois.

Personnellement après les avoir ramasser je les accroche en courant d’air à ma fenêtre située au nord ouest, en guirlande espacées ,pour les faire sécher rapidement.

L’idéal serait une pièce sombre ou au moins sans soleil, bien ventilée afin que vos fleurs perdent leur humidité le plus vite possible. Suspendre les fleurs la tête en bas dans une pièce sèche, chaude bien aérée, comme une chaufferie. Plus le processus de séchage est rapide, plus les fleurs conservent leurs couleurs chatoyantes. Alors juste pour elles…Vive les courants d’air!

Têtes d’hortensia séchant en courant d’air

Vous profiterez ainsi, d’ici 8 à 15jours et pratiquement pour une année, de vos magnifiques et volumineuses boules colorées épanouies, aux teintes certes un peu passées, un rien vintage, mais romantiques à souhait.

Mes trucs!

Certains vaporisent leurs fleurs séchées de laque pour éviter la tombée des sommités, personnellement sauf dans l’utilisation de fleurs très fragiles, si je dois les travailler, je préfère m’en abstenir car la poussière s’y fixera aussi plus rapidement!

Une évidence mais que je tiens à rappeler: éviter d’exposer vos bouquets à une lumière intense, les rayons directs du soleil favorise leur décoloration! Fragile, les hortensias séchés préfèrent ne pas être tripoter…trouvez leur un emplacement ou vous pourrez les voir mais sans les manipuler, en attendant la prochaine floraison estivale.

Hortensia à panicules garantie d’une floraison abondante

D’autres méthodes de conservation des fleurs d’été.

Créatrice d’émotions florales, j’aime multiplier les expériences, tester, découvrir de nouvelles textures, les mélanger parfois aussi. Curieuse je recherche des techniques nouvelles, pour renouveler ma façon de travailler, de créer. Pour conserver les végétaux, les modes ont évoluées, changées et certaines sont réapparut .

Le séchage à plat, un classique qui à fait ses preuves.

Petites on apprenait aux enfants à confectionner un herbier pour conserver le souvenir d’une promenade, d’une rencontre… Vous rappelez vous? Nous rangions alors soigneusement les plantes par variétés, couleurs, démembrant la tige, les feuilles, les fleurs, pistils etc etc. Nous les mettions ensuite dans un gros livre, bien lourd entre 2 feuilles…Puis quelques semaines après c’était le moment de la redécouverte. Certains en faisait des signets pour garder la page de lecture, d’autres, comme moi, en faisions des petites cartes de Noël, d’anniversaire voir des tableaux!

Le siccatif, agressif.

Une autre technique de conservation, est la dessication (dangereuse pour les enfants non accompagnés!) avec du gel de silice par immersion durant 4 jours maximum (plus détruirait les sommités florales) Une pratique encore utilisée pour faire des sous verre délicats. J’ai adoré essayer! Un travail qui demande de la patience, du soin aussi mais attention aux mains, aux yeux!

Patience et longueur de temps….Du temps et de la patience!

La technique la plus simple mais la plus longue …Laisser les têtes d’hortensia dans un contenant avec un peu d’eau loin du soleil et attendre que les fleurs ai bu toute l’eau, aidé de l’évaporation, durant plusieurs semaines, les fleurs vont sécher sur leur tige.

Bonne rentrée…et vive les jours moins beaux ou l’on prendra le temps de bricoler de superbes décorations florales avec nos fleurs séchées!

Couronne murale de lavande et autres fleurs d’été

J’anime des cours d’art floral toute l’année dont vous trouverez les dates et les thèmes dans le menu Ateliers d’art floral au fil des mois, les cours de septembre sont en ligne. A ce sujet s’il vous reste 7 minutes devant vous, juste le temps pour répondre à quelques questions, vous me rendriez bien service:)

Vous pouvez m’écrire, me posez vos questions, réserver une date pour un atelier d’art floral privatisé,(#evjf, #anniversaire…) dans le menu contact ou par mail: lesfleursbuissonnieres@gmail.com . Je répond toujours!

A bientôt. Au plaisir de vous fleurir. Véronique


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Les Roses Anglaises, vous connaissez… celles de David Austin sont incontournables.

Douceur, délicatesse, beauté. Telles sont leurs principales qualités.

David Austin est un rosiériste anglais qui s’est intéressé à la culture des roses dès 1950. Il créa sa propre pépinière une quinzaine d’années après, afin de mettre en application ses recherches et de pouvoir croiser des nouvelles variétés aux rosiers « anciens » des XVIII et XIX ème siècle dont les parfums puissants et les formes variées dépassaient de loin celles des rosiers de maintenant.

Son envie : créer des rosiers » anciens modernes » .

Les rosiers « modernes »avaient certes pour eux une diversité de coloris très étendu, mais leur fleurs calibrées, avec peu de pétales, le plus souvent manquaient d’élégance. Des parfums quasiment inexistants, alors que les « anciens » disposent toujours d’une puissance que l’on pourrait presque qualifié d’aromatiques, tant ils étaient variés. Aux effluves de myrrhe, de miel, d’amande, ou poudré, acidulé, citronné… fruité, les roses « modernes » ont beaucoup à leur envier!

Une passion familiale

Depuis les année 90, David Austin (junior) le rejoins pour développer son programme d’hybridation. Plus de 150000 croisements, plus de 250000 jeunes plants germeront les années suivantes. Une nouvelle variété se crée avec patience; environ huit années sont nécessaires pour parvenir à confirmer une nouvelle rose dite « anglaise ». Chaque année se sont donc quelques naissances chez David Austin. Car peu d’élue dans ce cercle restreint. Il lui faut répondre à des critères très sévères et bien précis pour obtenir son titre de « Roses Anglaises »

Pour rentrer dans ce cercle très fermé des « Roses Anglaises »

Tout d’abord la rose doit de posséder un atout de charme au regard: de très nombreux pétales qui vont peu à peu se dérouler au fil des jours, ne laissant voir son cœur que longtemps après l’éclosion (contrairement aux églantines, proches de nos roses actuelles). En effet ses pétales s’ouvrent successivement par étapes, chacune laissant entrevoir une nouvelle série de pétales et parfois de couleurs et lui une durée de vie très longue, même en vase. En effet lorsque les premiers pétales extérieurs meurent, d’autres éclosent en laissant apparaître de plus frais, plus fringants!

7 jours d’écart entre la première, encore en bouton mais déjà ouverte et la dernière

Ses pétales colorés , légèrement fripés, tels du papier de soie le plus fin, presque transparents devront jouer avec la lumière du soleil. Leur coloris superbes du blanc le plus intense au rouge cuivré, la plupart tendent du jaune poussin au corail en passant par l‘abricot, du rose poudré au rose framboise, des coloris toujours délicats. La transparence, la fragilité apparente de leur robe, ainsi que leur parfums puissants font des « Roses Anglaises » des roses exceptionnelles.

Son feuillage aussi doit être irréprochable. D’un beau vert tendre, exempt de maladie, de trou laissant supposer que la plante est en bonne santé. Si sa tête penche légèrement sur sa tige, pas d’inquiétude, elle reprends son allure charmante de la rose de jardin.

Du jardin au vase

Toujours cultivées en Angleterre , dans la roseraie d’Albrighton, la grande famille des Rosiers Anglais de jardin compte plus de 800 variétés .

Roses anglaises, de jardin encore sur tige

« Lady of Shalott », « Gertrude Jekyll » ou encore « William Shakespeare » des noms bien anglais pour désigner ses rosiers à fleurs de jardin. Bouton rouge-orangé à grandes fleurs, rose-saumon dont l’envers nous étonne par sa couleur jaune, cramoisie devenant pourpreJaune pur au parfum de thé à la violette , les rosiers de la famille Austin parfument délicieusement les jardins de curée, les jardins ou les herbes folles ont encore leur place!

En 1992 David Austin eut la bonne idée de se lancer dans la création de variétés destinées aux vases. Cinq variétés parfument désormais nos maisons. Leur tenue en vase exceptionnel vaut assurément leur prix qui dépasse (voir du double) les roses de grandes cultures industrielles.

Mêmes qualités que leurs sœurs de jardin: leurs couleurs délicates et profondes, leurs parfums puissants,leur port gracieux, les roses anglaises que l’on trouve (ou que l’on peut commander) en France s’ouvrent aussi par étapes tout doucement pour nous donner de vraies émotions florales immenses .

Tous nos sens sont sollicités…N’hésitez pas à les découvrir, mieux vaut moins de fleurs dans un vase mais à fort potentiel émotionnel qu’un bouquet énorme sans attrait!

Une référence en matière de gravures de roses

Merci Monsieur David Austin .


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Un art très nature… le « Land’ art » (1) Floral, minéral, sculptural, poétique…il est tout à la fois!

Instllation de galets en courbe sur plage land'art

Le Land’ art …L’art de faire de l’art avec ce que nous offre « Mère Nature ».

Loin du bruit, dans la forêt, dans la campagne, au milieu d’un jardin public, mais aussi dans un petit square ou au fond de votre jardin, si petit soit-il, il y a partout des petites merveilles à observer, à qui sait ouvrir les yeux en y regardant de plus près, entre les brins d’herbes, les feuilles tombées à terre, les petits cailloux. La poésie est parfois là ou on l’attends pas!

Avez vous déjà constaté comme tout nous semble identique et comme tout est différent. Si l’on pose l’un à coté de l’autre des pétales d’une même espèce florale, des feuilles tombées à terre autour d’un arbre et même les petits cailloux. Par leur taille, leur couleur, leur matière parfois, leur poids visuel selon leur teinte, leur aspect, leur toucher, leur brillance…Bref, rien n’est pareil à son « jumeau ». Tout comme les êtres vivants, il y a toujours des points qui différent, car SEULS, les éléments, les objets construits par et pour l’homme sont, peuvent être réellement IDENTIQUES, car la machine est programmé par l’homme pour cela! C’est lui qui la crée!

Le Land’ art, « l’Art Naturel » par excellence. Créer, « faire de l’art » à partir de rien…ou presque!

Tout oublier, les sens en éveils, se laisser porter par eux.

Pour « faire » du land’ art il faut tout d’abord commencer par se poser, prendre le temps de l’observation . Regarder de plus près encore. Puis laisser parler ses émotions, tout comme le jeune enfant qui « joue » je pourrais dire, qui « travaille » tant c’est important d’être en capacité de pouvoir observer le vivant autour de soi…son environnement! LUI il sait! Il sait que pour apprendre, pour grandir, pour s’enrichir il faut d’abord écouter, regarder, et encore regarder avant de faire, de construire!

Puis vient la phase ou l’imaginaire se réactive. Après avoir ouvert les yeux sur toutes les petites merveilles : graines, feuilles, baies, fleurs, cailloux, écorces, mousse, lichen, terre, grain de sable de grosseurs différentes, de couleurs variées, plus que l’on ne pensait, on peut enfin débuter sa cueillette. Comparer et récolter ce qui nous semble intéressant …et surtout pas plus, juste ce qu’il nous faut!

Glaner est une activité que j’apprécie infiniment et que je pratique depuis toujours. Un inconvénient pour qui vit en ville et n’a pas de garage:-) De tout temps comme Monsieur Jourdain et sa prose, j’ai fait de « l’art » sans le savoir. Toujours les yeux ouverts sur ce qui m’entourait. Même en ville il pousse des brins d’herbes qui ont leur particularité. Des fleurs de couleurs, de formes parfois dignes d’être admirées de plus près.

Phase créative

Donc nous voilà avec des richesses pleins notre panier d’osier, notre cagette (récupérée)ou notre sac à dos… Il s’agit maintenant de trouver un endroit ou faire naître, notre création.

Naturellement, nous allons vers le sol, comme le petit enfant qui s’assoit en tailleur (et sans douleur!) en regroupant des choses, des objets parfois hétéroclites autour de lui…pour jouer, s’inventer une maison avec un draps, une chaise renversée.

Nous, qui sommes « plus grands », l’éducation est passée par là, nous a formaté sur ce qui est beau ou pas, donc nous tenterons sans aucun doute de « faire de l’art », de créer un dessin, une forme, un panneau, une sculpture, un assemblage le plus « beau » possible. Soit. Au sol, le plus souvent. Mais pourquoi ne pas imaginer d’habiller le creux d’un arbre? D’empiler des pierres, des écorces harmonieusement? De fabriquer, d’accrocher une forme géométrique poétique, telle la toile d’une araignée entre 2 branches, comme une dentelle de feuillage, de branches, de lianes peut être, de fleurs pourquoi pas? Contrairement à l‘art floral qui utilise essentiellement des végétaux de production, hélas, le Land’ art est à l’opposé! Pas d’achat de fleurs, de plantes, de feuillages, de poteries, de vases, pas de sécateur (en principe) juste besoin de ses mains et de laisser parler ses émotions.

Prendre du recul!

Notre ouvrage est maintenant terminé. Seuls les animaux de la forêt, les insectes, les oiseaux… vont désormais en profiter, car c’est là parfois un crève -cœur, il nous faut abandonner notre œuvre aux éléments. Le Land’ art est un art essentiellement « Ephémère », un peu comme une performance. La durée de vie de notre chef d’œuvre s’étale plus ou moins dans le temps selon les éléments qui le compose et le lieu ou il à poussé. Et c’est la ce qui caractérise particulièrement cet art, il ne peut s’acheter (ou presque!) Les plus authentiques ne sont construits que pour quelques heures, quelques jours parfois, une saison au mieux! Alors ne pas oublier d’immortaliser notre sujet sous tous les angles, de lui tirer le portrait. Le photographier.

De grands artistes trop souvent méconnus.

Les plus grands maîtres du Land’ art, comme Andy Goldsworthy ou Jim Denevan par exemple, réfléchissent, eux, longtemps à l’avance, perfectionnent sans cesse leur art pour finaliser en quelques heures leurs œuvres, pour monter, dessiner, sculpter, assembler des chef d’œuvres, qu’ils savent être non pérennes, possiblement détruits en quelques minutes ou quelques heures à peine…presque toujours éphémères!

Les travaux d‘Andy Goldsworthy s’intègrent dans tous les biotopes: aquatique, forêt, campagne, et même sur de sols gelées. Dans l‘eau, il assemble des branchages, construit des modules géométriques pour donner l’illusion d’une seconde forme grâce à son reflet . Dans les près, les campagnes il empile d’énormes quantités de pierre, de bois, savamment emboitées en une forme très pure, très lisse … l’Oeuf!

Jim Denevan(ou encore Sam Doulgados sur la Côte Basque, vu sur les plages de #Biarritz) trace infatigablement, avec une infinie patience, mais sans espoir de possession, des cercles, des lignes, des dessins savamment calculés sur les plages de sables fin, que le mer efface inexorablement la marée suivante!

Je crois que vous aurez compris que le Land’ art est une forme d’art qui me plait!

Vous souhaitez en savoir davantage, vous y essayer peut être, vous aussi? N’hésitez pas à laisser un commentaire, vos coordonnées ou me contacter si vous avez des questions, des suggestions à latelierdebiarritz@gmail.com ou lesfleursbuissonnieres@gmail.com. Artisan #Fleuriste_freelance, j’organise dans différents lieux, pour des petits groupes (de préférence) des découvertes en famille ou entre amis, pour petits et grands, de cet ART, si proche de la nature! A bientôt Véronique

Land’art de sable


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Le jaune c’est tendance. Le printemps est bien là. C’est Pâques!

Jaune…d’œuf, poussin, mais aussi bouton d’or, pissenlit, tournesol, citron, maïs, miel, doré, safran, moutarde, sable, soleil…Moi, j’aime tous les jaunes.

Petit rappel: Le jaune est un champ chromatique correspondant à des couleurs claires situées entre l’orange et le vert. Une des trois couleurs primaires de la synthèse soustractive des couleurs est un jaune. En héraldique, le jaune s’appelle or. (WIKIPEDIA)

Pantone® est la référence mondiale en matière de couleur et la couleur de l’année Pantone® a toujours une grande influence sur tous les thèmes de couleur populaires de la mode, de la décoration d’intérieur et des mariages. Le jaune et ses déclinaisons plus chaudes encore sont bien « tendance » cette année ainsi que des verts profonds qui nous rappellent la nature, les sous bois.

C’est un coloris très présent dans les champs, les bouton d’or, achillée, moutarde, genêt, jonquille..poussent naturellement dans les près, les sous bois …Comme autant de petits soleils les fleurs jaunes annoncent aussi le printemps, les jours qui rallongent, les oiseaux se réveillent plus tôt, s’activent eux aussi pour préparer les naissances proches, tout comme nous qui mettons avec plaisir et plus longtemps le nez dehors, profitant des premiers rayons de soleil, encore tièdes du printemps…La belle saison.

Célébrée au début du printemps, les fêtes de Pâques représentent pour une grande part de l’humanité, le retour à la vie avec des explosions de fleurs colorées un peu partout dans nos jardins, les piaillements d’oiseaux qui s’activent pour la naissance de leurs petits, l’épanouissement des végétaux de toutes sortes enfouis sous terres durant l’hiver et qui réapparaissent comme par magie autour de nous par l’action des rayons encore timides mais plus chauds du soleil.
La nature s’épanouit à nouveaux pour nous offrir son échantillonnage de feuillages des verts les plus tendres au plus sombres des forêts. Les fougères sortent leurs frondes, les mousses deviennent moelleuses, des fleurettes aux couleurs acidulées parsèment les prés tel les berlingots de mon enfance.

Pâques c’est aussi et surtout des moments joyeux, gourmands surtout pour les enfants qui font la chasse aux œufs en chocolat colorés, cachés par les cloches ou le lapin de pâques, dans les parcs des villes, les jardins et dans tous les espaces de verdure. Pendant ce temps les grands dégustent (dégustaient) parfois aussi des gourmandises au chocolat, typiques du Pays Basque.

Hélas l’un d’entre eux, de loin le meilleur à mon avis, à fermé définitivement son établissement qu’il parfumait de ses cabosses grillées, non sans tristesse. On pouvait le voir dès le petit matin dans son laboratoire non loin de la Côte des Basques s’activer comme chaque jour de sa vie à plus de 70ans! Au revoir Monsieur Cousigou vous nous avez régalé durant plus de 40ans, pour le plus grand plaisir des petits et des grands, vous avez bien mérité votre retraite! Merci.

Le retour des beaux jours, annoncent aussi les communions et les premiers mariés se pressent dans les mairies.

Chez les fleuristes le jaune est partout, côtoyant le blanc aussi, très présent en ce début de printemps.Pour nous la saison débute avec la préparations des couronnes de communions, des centres de table pour les repas de baptêmes, des compositions florales pour les cérémonies laïques ou religieuses,mais ce sera une autre « histoire »… de couleurs!

Pâques vous inspire, quoi? Et si vous me racontiez en quelques mots, un de vos meilleurs souvenirs de chasseur d’œufs…en chocolat!

Vous pouvez m’écrire ici aussi: lesfleursbuissonnieres@gmail.com

A bientôt Véronique  » Créatrice d’émotions florales »